Le travail en remote s’affiche parmi les tendances affectant la manière dont nous travaillons aujourd’hui. On assiste à l’émergence du télétravail et ce encore plus depuis la réforme d’Emmanuel Macron. Le travail en remote est lui défini comme une situation lors de laquelle un collaborateur travaille principalement depuis chez lui, et communique avec l’entreprise par email ou téléphone (Cambridge dictionary). Allons découvrir des exemples d’organisations qui l’utilisent déjà largement, et les bonnes pratiques que ces dernières ont à partager !

Avantages et inconvénients du travail en remote

Travail en remote start-up

Basecamp (dont vous pouvez retrouver la vidéo de témoignages ici) est une entreprise ayant privilégié le travail en remote. Quels avantages cette manière de travailler fournit-elle ? Tout d’abord, les employés peuvent travailler depuis n’importe où, tant que ces derniers réussissent à communiquer à distance avec leur managers. Cela permet ainsi aux entreprises de collaborer avec les meilleurs éléments possibles, et ce sans tenir compte de la contrainte de proximité physique à laquelle une entreprise classique devrait faire face. Un vrai plus pour le recrutement de talents !

De plus, le fait de travailler chez soi permet d’éviter les tracas auxquels sont soumis les collaborateurs travaillant dans des bureaux. On peut notamment penser au bruit environnant qui peut rendre les collaborateurs moins efficaces dans l’exercice de leurs activités, surtout en open space ! Que ce soit chez soi, dans un café, dans un espace de co-working ou encore dans le désert, le travail en remote doit s’effectuer dans un lieu favorisant la concentration. Travailler depuis chez soi permet aussi d’avoir un agenda plus flexible et de s’organiser à son souhait. Enfin, les temps de transports quotidiens sont grandement réduits, les collaborateurs choisissant où et, dans une certaine mesure, quand ils veulent travailler.

Cependant, le travail en remote présente aussi ses inconvénients. En effet, la distance physique des collaborateurs peut se révéler être un obstacle à la fédération de ces derniers autour d’une culture d’entreprise. Le métier de RH peut alors prendre un rôle d’animateur de communautés comme chez Dell où le télétravail est la norme. Cela peut également s’avérer compliqué de générer des idées innovantes ou encore de mesurer la contribution de chacun. Prenons des exemples. Comment définir des OKR, ces fameux objectifs co-créés avec les collaborateurs, au sein d’une organisation si personne ne se retrouve dans un espace de travail commun ? Comment stimuler un collaborateur à distance quand l’environnement de travail n’existe pas pour aider à améliorer la performance de ce dernier ? Malgré ces contraintes, des entreprises et notamment des start-ups ont choisi de travailler en remote !

Start-ups et travail en remote

Travail en remote entreprises

De nombreuses start-ups sont connues pour faire usage du travail en remote. En effet, ce nouveau concept a du succès notamment dans les petites structures au caractère innovant que sont les start-ups. Bénéficiant souvent d’un budget bien moins élevé que les grands groupes, les start-upers ne disposent pas toujours de moyens financiers pour investir dans des bureaux.

Le site remotive.io a recensé 600 start-ups travaillant en remote. Les profils recherchés par ces start-ups sont souvent des collaborateurs ayant d’importantes connaissances techniques (ingénieurs informatiques, data scientists etc.). Cependant, des profils plus classiques axés sur les fonction support (marketing, commercial etc.) sont parfois recherchés pour travailler à distance. Tout comme le travail en freelance, la tendance du remote vient en partie des Etats-Unis et cela explique pourquoi la majorité des start-ups citées dans le recensement sont américaines, malgré la présence d’autres pays (dont la France !).

Toujours en lien avec les nouvelles technologies, parlons de Buffer. L’application mobile destinée à gérer les comptes sur les réseaux sociaux a pris la décision de travailler uniquement en remote. Cette entreprise utilise des outils afin d’aider ses collaborateurs à travailler en remote. Allons les découvrir !

Les outils qui facilitent le travail à distance

Travail en remote outils

Chez Buffer, les collaborateurs utilisent notamment Hipchat, qui permet de créer des chat rooms (i.e. des forums de discussion virtuels) en fonction des besoins des collaborateurs. Pour gérer la distance, il n’y a pas d’open space connecté, mais l’entreprise utilise Sqwigle, qui permet de créer des visioconférences à plusieurs et permet à chacun de joindre les conversations librement, comme le feraient des collaborateurs dans un bureau classique ! Enfin mentionnons l’utilisation d’Hackpad, qui permet de travailler et de collaborer sur des documents.

Avec la révolution digitale, d’autres applications deviennent très utiles et facilitent le travail en remote. Parmi elles, Trello.  L‘outil permet de manager plus simplement, favorisant notamment la gestion des tâches assignées aux différents collaborateurs d’une organisation. Nous pouvons également parler de Slack, qui peut s’avérer un bon complément à Trello dans la mesure où il permet de communiquer de manière instantanée et en intégrant les collaborateurs en fonction des projets.

Enfin, un outil innovant et intégré est proposé par Atolia. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer Guillaume Nominé, l’un des fondateurs de cette jeune start-up strasbourgeoise. L’entreprise a centré son business model sur le travail à distance et l’amélioration de la communication entre les équipes. L’outil proposé se base sur une synergie accrue entre différents outils, notamment un système de messagerie instantanée, de visioconférence, de gestion de projets et d’agenda. Atolia est tournée vers les entreprises, start-ups comme grands groupes, ainsi que vers le grand public, puisqu’une application mobile de l’outil est désormais disponible. Un bon moyen d’accroître sa flexibilité pour travailler en remote !

Travail en remote : ces entreprises qui s’y mettent
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Travail en remote : ces entreprises qui s’y mettent

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