L’IMPACT DU COVID-19 SUR LA SANTÉ MENTALE AU TRAVAIL

santé mentale au travail
La crise sanitaire qui frappe de plein fouet le pays laisse une empreinte indélébile dans le quotidien des français et notamment des salariés. Entre les confinements à répétition, les restrictions imposées ou la généralisation du télétravail, le moral des français est au plus bas impliquant des conséquences néfastes sur leur santé mentale.

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La crise sanitaire qui frappe de plein fouet le pays laisse une empreinte indélébile dans le quotidien des français et notamment des salariés. Entre les confinements à répétition, les restrictions imposées ou la généralisation du télétravail, le moral des français est au plus bas impliquant des conséquences néfastes sur leur santé mentale.

A présent, la question du bien-être au travail se trouve au cœur des préoccupations des responsables RH et des acteurs de l’entreprise qui sont confrontés à de nouvelles problématiques concernant l’organisation du travail et l’accompagnement des salariés pour veiller à leur équilibre et bien-être.

La santé mentale : qu’est-ce que c’est ?

Au fil des années, la notion de santé mentale n’a cessé d’évoluer. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la santé mentale « est une composante essentielle de la santé » qui désigne un état d’équilibre individuel et collectif permettant aux personnes de se maintenir en bonne santé quelque soient les épreuves et difficultés traversées.

Elle implique un état de bien-être dans lequel l’individu « peut se réaliser avec ses capacités, vaincre les difficultés du quotidien, faire face au stress » tout en apportant sa contribution positive à sa communauté.

Une bonne santé mentale affecte nos ressentis, nos émotions et peut impacter notre mode de vie ou même notre rapport au travail. L’OMS souligne le rôle prépondérant que peuvent jouer les facteurs socioéconomiques, biologiques et environnementaux sur la santé psychique de la population. 

Ce constat est nettement visible de nos jours au regard de la situation qui paralyse le pays depuis un an.

La pandémie de Covid-19 a contraint de nombreux travailleurs à expérimenter de nouveaux modes de travail où isolement et hyper connectivité font parties intégrantes de leur quotidien.

Ceux qui autrefois avaient une réelle dynamique de travail rythmée par des liens sociaux et un esprit d’équipe, sont désormais sujets à des remises en question et des incertitudes quant à leur avenir.

Dès lors, lorsque la santé mentale se dégrade, des pathologies peuvent voir le jour. Parmi les maladies mentales les plus courantes, on retrouve des troubles qui affectent le ressenti telles que la dépression ou des troubles de l’anxiété.

Aussi connus sous le nom de RPS (risques psycho-sociaux), il existe également des troubles plus difficiles à identifier comme les troubles psychotiques, la bipolarité, le burn-out ou les troubles affectifs.

Analyse des effets du Covid sur les salariés 

Le contexte sanitaire met en lumière l’apparition de risques psycho-sociaux qui plongent un peu plus les salariés dans une spirale infernale. 

Entre moral au plus bas, perte de motivation et désengagement, une étude du cabinet Empreinte Humaine publiée en Novembre dernier révèle qu’un salarié sur deux se trouve en état de détresse psychologique.

Le travail qui d’ordinaire est source d’équilibre, devient désormais un lieu cristallisant des maux invisibles comme le stress ou la souffrance psychologique.

D’autres études font état d’une explosion des cas de dépression et de pensées suicidaires chez les salariés. Selon une enquête Covi Prev datant de mars 2021, 20% de français se disent souffrir d’un état dépressif quand près de 9% déclare avoir déjà eu des pensées suicidaires. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) poursuit dans cette même lignée en pointant du doigt qu’un décès sur 50 en France est lié à un suicide. 

Survenant comme dernier recours pour mettre un terme à un cercle vicieux, la conduite suicidaire est fortement présente chez certaines catégories professionnelles. 

Selon l’enquête de l’IFOP sorti en novembre 2020 et publiée dans le journal Entreprendre, trois catégories professionnelles rencontrent une forte propension aux tentatives de suicides, parmi elles on retrouve les dirigeants d’entreprise, les artisans-commerçants et les chômeurs.

En plus de ces chiffres illustrant les conséquences de la pandémie et de la normalisation du télétravail, d’autres dommages collatéraux découlent de cette situation.

En plus des pathologies mentales et des pensées suicidaires, on note une hausse des arrêts maladies longue durée et une grande part d’absentéisme des salariés qui pèsent lourd dans les finances d’une entreprise.

Le baromètre d’Opinion Way révèle que les arrêts maladie représentent un taux de 33% en une année dans le secteur privé.

En revanche les salariés ne sont pas les seules victimes de cette crise sociale de grande ampleur, les managers RH vivent mal cette situation.  Près de 5% d’entre eux serait en burn-out. 

Devant répondre à une nouvelle organisation du travail et aux attentes grandissantes de leurs équipes, les managers RH sont en première ligne de la crise sanitaire. 

Conséquence, leur moral est mis à rude épreuve ce qui se manifeste par des troubles affectifs, du stress in fine des pathologies mentales. Une récente étude fait état que 58% d’entre eux se trouve en situation de détresse psychologiques dont 25% en détresse psychologique aigue.

Les nouveaux défis des acteurs de l’entreprise dans la gestion d’une « pandémie silencieuse »

Face à ces problématiques, les responsables se sont adaptés et ont mis en place une série de mesures afin d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés.

Dans notre société, la santé mentale reste un sujet encore tabou, trop souvent tues par ceux qui en souffrent et encore trop peu traitées en entreprise.

Mais pour autant, les maladies mentales, bien qu’étant des maux silencieux, nécessitent la mise en œuvre de solutions efficaces à court et long terme.

Confrontés à de nouveaux défis, les missions des RH et des employeurs intègrent dès à présent des préoccupations sociales prônant la préservation du bien-être des collaborateurs se faisant au moyen de la prévention et la détection des risques psycho-sociaux. 

L’investissement des RH et managers dans la démarche préventive

La crise sanitaire s’apparente à une crise du travail majeur impactant la pérennité des entreprises. Face aux faiblesses des approches préventives concernant ces troubles, beaucoup d’entreprises s’activent pour mieux identifier les besoins individuels de leurs salariés et adapter des mesures au cas par cas.

La priorité des dirigeants est d’investir pour la santé des salariés afin de relancer leur motivation et leur engagement, éléments indispensables pour amorcer des conditions favorables à une reprise économique de l’activité.

Désormais, les RH sont invités à suivre des formations afin de renforcer leurs compétences managériales et de développer des savoir-faire dans la relation sociale et dans l’accompagnement humain des collaborateurs en vue de favoriser leur bien-être et susciter leur engagement humain fortement déstabilisé ces derniers temps.

L’employeur dispose de plusieurs moyens d’action pour protéger la santé physique et mentale des travailleurs, la formation est l’une d’entre elles.

En plus d’apporter un équilibre et un certain bien-être dans notre vie, il s’agit d’une solution qui place l’individu au cœur de ses priorités.

Le centre de formation Clic Campus propose un apprentissage en e-learning ou en visioconférence, les stagiaires sont acteurs de leur formation en sélectionnant les contenus de leur choix depuis une plateforme en ligne innovante. 

Que vous cherchiez à développer des nouvelles compétences, à vous perfectionner dans un domaine ou à vous déconnecter d’un quotidien pesant, leurs formations restent des solutions porteuses de bien-être et de plaisir.

Même à distance, les apprenants sont considérés et valorisés à travers l’accompagnement humain des équipes pédagogiques permis grâce à une interactivité sans limites.

C’est justement cette interactivité qui va rompre l’isolement de certains Français en favorisant leur santé mentale.

Quels que les motifs incitant à la formation, la finalité reste identique : recentrer les priorités des individus en suscitant l’engagement et la motivation. 

En complément de cela, des cellules de parole peuvent être mises en place au sein des entreprises pour permettre aux employés de s’exprimer en continu. 

Au travers de ces ateliers, les salariés peuvent mettre des mots sur les problématiques qu’il rencontre. Cette initiative joue un rôle déterminant pour les entreprises dans l’identification des RPS (risques psychosociaux).

Le rôle du DUERP dans la lutte contre les RPS

L’implication des acteurs de l’entreprises passent par une politique de sensibilisation s’effectuant par le biais du respect du Code de Travail.

Prévu par l’article R4121-1 du code de travail, le DUERP est un outil juridique désormais obligatoire dans toutes entreprises. 

S’appuyant sur les injonctions qui incombent les entreprises notamment dans ce qui relève de la protection de la santé physique et mentale des salariés, il engage l’employeur à s’acquitter de certaines obligations. 

Le DUERP ou le document unique d’évaluation des risques sert à mesurer les risques qui existent dans l’entreprise en matière de santé et de sécurité des salariés. 

Ainsi, depuis la crise sanitaire, les employeurs sont dans l’obligation de mettre à jour leur DUERP qui doit comprendre les résultats de l’évaluation référençant les RPS propres à l’épidémie de Covid-19.

Avec un sentiment généralisé de souffrance et de lassitude face à la crise sanitaire qui ne laisse entrevoir des perspectives meilleures, plus d’un tiers des télétravailleurs disent ressentir du stress, de l’anxiété ou de l’isolement.

Les effets de la pandémie sont tels que l’on assiste à une « pandémie silencieuse », incroyablement invisible mais immanquablement indélébile dans l’esprit collectif.

Entre crise identitaire, perte de motivation, ou désengagement au travail, la pandémie exacerbe la santé mentale des Français et pose question sur le sens du travail en temps de coronavirus.

A la crise sanitaire du Covid-19 se mêle une crise sociale menant à une crise RH impliquant une réorganisation des modes de travail et la mise en place d’approches humaines envers les salariés.

A l’heure où le travail à distance menace la communication traditionnelle qui soude une équipe, la priorité est désormais l’accompagnement des salariés dans le long cheminement vers  le bien-être qui demeure le seul moyen de préserver la pérennité des entreprises.

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