Quelle place pour les soft skills en formation ?

Les soft skills en formation

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La plupart des formations proposées en entreprise s’attachent à développer les compétences techniques (les hard skills) des salariés, qu’en est-il des soft skills en formation ? De nombreuses études ont montré que les connaissances et le savoir technique pur ne contribuent qu’à hauteur de 20 % dans la réussite professionnelle. Les 80 % restants dépendent de notre manière de collaborer, de savoir écouter, d’interagir avec les autres pour faire avancer un projet ou résoudre un problème en équipe. 

Les soft skills ont donc une importance capitale dans la sphère professionnelle. Quelle place les entreprises doivent-elles leur accorder dans les plans de formation et comment aider les salariés à les développer rapidement ? 

Toutes les soft skills ne se valent pas !

Attention : toutes les soft skills ne sont pas importantes pour votre entreprise. Ce serait une erreur que de vouloir toutes les acquérir. Pour prioriser les formations sur les soft skills, il est important de comprendre les compétences qui peuvent être acquises facilement et celles qui nécessitent une formation. 

Pour faire simple, il y a les skills qui s’apparentent plus à des attitudes ou des comportements, comme l’écoute, la communication ou le leadership. Certaines de ces skills peuvent faire l’objet d’une vigilance particulière, lors du processus de recrutement par exemple. Et il y a les skills qui peuvent « se travailler » plus en profondeur comme la créativité, l’innovation ou l’esprit critique. L’acquisition de ces skills est donc plus facile à articuler autour de formations. 

Google a analysé plus de 20 ans de données relatives au recrutement, à l’évaluation, au licenciement et à la promotion de ses salariés. L’étude, intitulée « Projet Oxygène », a dévoilé que sur les huit qualités essentielles détenues par les meilleurs employés de Google, les expertises techniques arrivent bonnes dernières. Les sept autres clés du succès selon Google sont toutes des soft skills !

Quels sont les besoins de mon entreprise ?

Chaque entreprise possède une culture et une vision portées par des valeurs qu’elle essaye de faire rayonner au sein de sa masse salariale. L’ADN de l’entreprise influence donc énormément les soft skills.

Par exemple, former des collaborateurs à l’innovation ne sert à rien si d’un point de vue managérial aucune marge de manœuvre ni droit à l’erreur ne sont laissés aux équipes. En fonction du contexte, d’autres skills peuvent se révéler indispensables. La crise de la COVID-19 met par exemple la plupart des salariés du tertiaire au défi d’augmenter leur capacité d’adaptation et de travailler à distance. 

Au niveau individuel, enfin, les responsables RH doivent également détecter le potentiel des collaborateurs plutôt que de les forcer à acquérir des traits de personnalité qu’ils ne possèdent pas de toute façon. 

Pour cette étape, dressez une liste de dix soft skills dont votre entreprise a le plus besoin. L’idéal est de réaliser cet exercice métier par métier, ou département par département, voire salarié par salarié si vous travaillez dans une PME.

Évaluer les salariés par rapport aux besoins de l’entreprise

C’est la partie la plus complexe. Quel est le niveau de créativité de Charline ? Pierre est-il un leader né ? Aurélie a-t-elle progressé dans sa capacité à prendre la parole en public ? Les soft skills rentrent difficilement dans des grilles. 

De plus, elles dépendent beaucoup du contexte. Par exemple, Aurélie peut très bien se sentir à l’aise devant dix personnes qu’elle connaît bien et perdre ses moyens quand elle se retrouve en face de ce prospect qui la déstabilise complètement. Charline est peut-être ultra créative avec un pinceau à la main, mais quand il faut résoudre un problème complexe, c’est différent. 

Comment faire alors ? Le meilleur moyen d’évaluer un collaborateur, c’est de le côtoyer et de l’observer de manière bienveillante sur le long terme. Appuyez-vous également sur les feedbacks des managers pour mener à bien cette mission. 

Former aux soft skills

Les méthodes de formation traditionnelles sont difficilement applicables aux soft skills. Être créatif ne s’apprend pas en lisant des livres ou en suivant un cours magistral. C’est au travers de l’essai, de l’expérimentation et de l’action que l’on progresse le plus rapidement. 

Les formations les plus adaptées au développement des soft skills sont celles qui font appel à la pratique et à la personnalisation, celles qui multiplient les supports utilisés et qui donnent envie d’essayer et de changer. 

La plupart des spécialistes recommandent d’utiliser une approche “blended” pour les formations soft skills. 

Le numérique a permis à bien des égards de faire entrer les formations soft skills au sein des entreprises.On apprend de manière ludique, progressive, proactive et en continu sans avoir à affronter le regard des autres en permanence. Les formats sont variés (vidéos, podcasts, jeux…) et permettent de conserver un niveau d’attention élevé sur la durée. 

Et c’est par le biais d’un accompagnement de type coaching ou d’exercices de communication en one-to-one que l’on pourra valider les acquis et assurer un taux de réussite maximum.  

Une enquête menée par LinkedIn a également mis l’accent sur une inversion progressive des tendances et une revalorisation des softs skills par rapport aux hard skills. Le PDG de LinkedIn, Jeff Weiner, a récemment donné une interview dans laquelle il souligne cette disparité relative aux soft skills. « Il est assez surprenant de constater à quel point les compétences interpersonnelles peuvent être négligées – la communication étant la plus oubliée des soft skills. », conclut Weiner.

Cependant, on constate systématiquement une forte demande à l’égard des soft skills. Afin de remédier à ce déséquilibre, il est essentiel que les services RH et L&D puissent déployer des formations soft skills ciblées afin de fournir à chaque employé les outils nécessaires pour performer dans son travail.

Auteur(s)

  • Rédactrice en chef de Change the Work, j'explore le travail sous toutes ses coutures en espérant montrer l'importance du métier RH dans l'entreprise de demain...

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