Cette semaine, nous avons rencontré Stanislas de Zutter et Felix Levious co-fondateurs de la startup Pangone, plateforme de micro-learning sur laquelle n’importe quel formateur, responsable de formation ou professeur peut créer des contenus et les diffuser à ses étudiants ou équipes.

 A quelle problématique répond Pangone ? 

Pangone résout le problème des plateformes traditionnelles de learning en entreprise qui n’ont pas de taux d’engagements assez forts. Les responsables formations sont régulièrement en veille sur ces sujets et viennent nous voir pour trouver une solution.

Nous leur mettons à disposition notre plateforme pour créer leur propre contenu à destination de leurs collaborateurs tout en les accompagnant sur le sujet. Nous leur donnons aussi accès à des contenus qui sont déjà sur la plateforme selon leurs besoins : sur le digital, la transformation de l’entreprise, le commercial. Ces contenus sont créés par nos partenaires, des organismes de formation la plupart du temps, qui ont un savoir et qui cherchent des outils pour le transmettre et se renouveler.

 

L'équipe Pangone nous parle de micro-learning.

Comment fait Pangone pour avoir plus de taux d’engagement que les autres LMS ?

Nous jouons sur des ressorts exploités par des applications mobiles B2c notamment la fréquence de contenus, le système de notification push, la promesse de durée très courte, très importante pour un utilisateur aujourd’hui. Le fait aussi que ce soit visuel et qu’il y ait des mécaniques de gamification à l’intérieur des capsules compte. Ce sont des mécanismes qui collent vraiment avec notre manière de consommer du contenu aujourd’hui que nous avons repris pour le mettre à disposition des entreprises.

Nous considérons que pour pousser les collaborateurs à avoir envie d’apprendre et de consommer du contenu aujourd’hui, il faut plutôt ressembler à un snapchat qu’à une vidéo d’1h30 sur Youtube.

Le micro-learning, composante indispensable d’une formation en blended learning

Que pensez-vous du futur des organismes de formation ? 

C’est un marché très atomisé avec beaucoup d’organismes dont beaucoup qui ne sont pas du tout digitaux. Nous pensons que s’ils ne se renouvellent pas, ils seront amenés à disparaître à terme. Mais certains sont pro-actifs et cherchent des moyens de faire du blended learning, donc ils continuent à faire du présentiel mais ils cherchent à mixer ça avec du contenu digital.

Aujourd’hui, une grande entreprise sur un programme, choisira la majeure partie du temps du blended learning et plus seulement du présentiel.Le micro-learning vu par Pangone

Pour aller encore plus loin, nous pensons qu’à terme toutes ces connaissances seront complètement créées en interne grâce aux savoirs de tous les collaborateurs qui ne sont pas encore assez exploités pour l’instant.

Pour vous, à quoi ressemblera le futur du travail ? 

On pense que le futur du monde du travail deviendra de plus en plus souple. Moins de frontières entre le contrat de travail et les freelances, des équipes plus diversifiées, peut-être même venant de plusieurs entreprises différentes. Et cela va se ressentir sur la formation : si finalement on n’est plus salariés que d’une seule entreprise ou si on travaille sur plusieurs projets à la fois, c’est au salarié de s’auto-former lui-même et ce sera de moins en moins le rôle de l’entreprise.

Le micro-learning, futur de la formation professionnelle ?
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