Les jeunes se mobilisent…

L’orientation stratégique des entreprises au niveau social et environnemental est de plus en plus importante pour les jeunes générations. Qu’ils soient encore étudiants ou jeunes travailleurs, ils exposent leur engagement dans le monde entier pour défendre le climat.

En manifestant seule devant le parlement suédois en été 2018, la jeune Greta Thunberg a initié un mouvement de grève mondial que des millions de jeunes ont suivi pour diminuer l’impact des activités humaines sur l’environnement. En 2018, un manifeste a été signé par 30 000 étudiants en France déclarant qu’ils ne souhaitaient pas travailler dans une entreprise ayant un impact négatif sur l’environnement. Ces initiatives éparses à l’origine commencent à se fédérer au fur et à mesure du temps de manière plus construite et durable. L’implication des jeunes de plus en plus importante dans l’économie sociale et solidaire (ESS) illustre cela.

De manière générale, les jeunes générations ont du mal à trouver du sens en entreprise. Selon une étude de BVA-France Active réalisée en 2016 (déjà), près de 80% des jeunes pensent qu’un autre modèle économique et social est possible. D’ailleurs, près de 60% de ceux qui sont en recherche d’emploi pensent que l’ESS pourrait répondre à leurs attentes.

Par ailleurs, une étude menée par Swytch sur les travailleurs américains montre que 50% des salariés sont prêts à percevoir un salaire moins élevé si l’entreprise est plus sensible aux enjeux environnementaux. De plus, 10% accepteraient même de gagner entre 5000 et 10 000 euros de moins. Ces chiffres concernent surtout la jeunesse puisque plus d’1 jeune sur 3 considèrent que l’environnement est un critère indispensable pour travailler en entreprise alors cela ne concerne que 25% de la génération x et 17% des baby-boomers.

L’avantage d’un engagement plus durable pour les entreprises

Ce serait se priver de potentiels talents que de ne pas prendre en compte les aspirations de ces jeunes générations en la matière. Par quête de sens, cette jeunesse n’hésite pas à quitter une entreprise pour en rejoindre une plus responsable des enjeux environnementaux.

Dans l’objectif de renforcer l’image de marque et de redonner du sens, les entreprises ont tout intérêt à s’interroger sur les manières de rendre ses activités plus durables. Et cela se voit de plus en plus que ce soit par l’application d’éco-gestes, par la création d’un plan d’action éliminant au fur et à mesure du temps une partie des activités néfastes ou encore par l’organisation d’événements sensibilisant autour de l’environnement.

En effet, si ce n’est pas pour engager de nouveaux collaborateurs, l’avantage se trouve également au niveau du consommateur. Selon une étude réalisée par The Natural Marketing Institute, 58% des consommateurs sont plus susceptibles de se diriger vers des produits ou services respectueux de l’environnement.

Une jeunesse inspirante ?

Une décennie avant que la jeune Greta Thunberg reprenne le flambeau, la canadienne Severn Cullis-Suzuki nous exhortait à agir pour l’environnement à l’occasion de son discours au sommet de la Terre des Nations Unies et ce, du haut de ces 12 ans. Ces jeunes figures planétaires s’additionnent à de nombreux exemples de mobilisation que nous pouvons souligner dans la jeunesse d’hier comme dans celle d’aujourd’hui. Ne serait-ce en fin de compte pas le rôle de cette dernière, grâce à sa faculté à nous questionner sans cesse sur ce qui paraît établi, d’être une fenêtre ouverte sur les possibles de demain ?

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