En 1950, le concept de télétravail apparaît aux Etats-Unis dans les travaux d’un mathématicien, Norbert Wiener sur la cybernétique ; il y présente l’histoire d’un architecte, qui vivant en Europe, supervisait la construction d’un immeuble aux Etats-Unis grâce à des moyens de transmission de données et ceci sans l’aide des outils à notre disposition aujourd’hui. De nos jours, le terme télétravail est largement entré dans notre vocabulaire et de plus en plus d’entreprises s’y mettent.

Il parait que, nous les français, serions en retard sur le télétravail avec seulement 16,7% des travailleurs qui télétravaillent au moins un jour par semaineCes chiffres sont-ils donc si mauvais ?

A en croire une enquête menée par l’éditeur de gestion de projets collaboratifs Wrike, les entreprises françaises seraient tout de même plus ouvertes que leurs proches voisines européennes (l‘enquête a été menée en 2016 auprès de 1.000 professionnels dans des entreprises de toutes tailles en France, en Allemagne et au Royaume -Uni.).

Le télétravail facilité par les outils en ligne

En France, seulement 29,2% des entreprises n’autorisent pas leurs salariés à travailler à distance contre 33,30% des entreprises allemandes et 48,70% des entreprises britanniques.

Le télétravail en Europe

Ainsi près de 18% leurs permettent de le faire sans restriction et plus de 1 sur 2 moyennant quelques conditions (lieu, nombre de jours, etc..). Au sein de l’échantillon européen interrogé par Wrike, l’Allemagne semble la moins ouverte au sujet ; en effet,  les 2/3 des entreprises autorisent le télétravail, mais seulement 12% sans restriction et 55% avec des limitations. De plus, alors que les pays anglo-saxons et scandinaves sont réputés ouverts au télétravail, les chiffres de Wrike laissent penser le contraire. Au Royaume-Uni, 53% des entreprises permettent à leurs employés le travail à distance. Et seulement 5% le permettent selon le bon vouloir du salarié et 48% sous conditions.

D’ailleurs en allant plus loin de l’étude, nous pouvons nous rendre compte que cela correspond à la demande des collaborateurs. Seulement 3,7% des salariés sondés sont totalement opposés au télétravail en France, alors qu’en Allemagne et au Royaume-Unis, la part des réfractaires atteint respectivement les 11,3% et 10,6%.

Une situation qui a bien évolué ces dernières années. Ainsi, en 2012 seuls 12% des français étaient en télétravail selon une étude menée par Greenworking. Un taux qui avoisinait alors les 17 % de la population active moyenne européenne d’après l’institut Gartner.

L’adoption des outils de productivité et de travail collaboratif influe sur le télétravail

L’étude a poussé le sujet encore plus loin pour se rendre compte que ce qui nous mettait en première place du télétravail en Europe était notre adoption des nouveaux outils de productivité en cloud.

En effet, pour mettre en oeuvre le travail à domicile de leurs salariés, les entreprises françaises sont en avance sur l’adoption des outils de productivité de nouvelle génération, de type CRM, gestion de projet et travail collaboratif. Ces outils sont en effet le plus souvent en mode cloud, donc accessibles en tous lieux, pourvu que l’on dispose d’une bonne connexion Internet.

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Télétravail : serions-nous les champions d'Europe ?
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