85% des métiers de 2030 n’existent pas encore aujourd’hui ! Ce chiffre alarmant a été publié dans un rapport de 2017 de Dell et l’Institut pour le Futur, think tank californien.

Les sociétés ne cessent de traverser par des transformations majeures qui affectent leurs modes de vie et de consommation. Ainsi et avec l’évolution technologique, certains métiers risquent de disparaître tandis que d’autres, qui n’existent pas encore, vont voir le jour dans les prochaines années. Comment se préparer aux métiers qui n’existent toujours pas ?

Les métiers du futur

Selon une estimation du World Economic Forum, 65% des enfants qui entrent en primaire feront des métiers qui n’existent pas encore. Quant à Thomas Frey, futurologue, directeur exécutif de l’Institut Da Vinci, il prévoit la disparition de deux milliards de postes d’ici 2030.

De plus, pour le futurologue Ian Pearson, en 2048, 9,4 milliards de robots seront en état de marche sur Terre. Ils risquent de partager notre quotidien à la maison, de nous aider dans certaines tâches au travail et même de se balader dans les villes (d’après une étude de Thalès, 25% des véhicules devraient être autonomes). Dans tous les cas, les robots sont parmi nous et nous ne pouvons pas nous en passer d’eux.

Le numérique est devenu un secteur dynamique incontournable. L’intelligence artificielle, la digitalisation ou la robotique tous des synonymes qui contribuent à la fois à la suppression d’emplois et à la création d’autres.

Selon Carl Benedict Frey et Michaël Osborne, deux chercheurs d’Oxford, certains métiers ont 1% de chances de disparaître tels que les audiologistes, les nutritionnistes, les instituteurs ou même les pharmaciens.

Quant aux opérateurs radio, les téléconseillers, les responsables d’ouverture de comptes-clients, les caissiers, les commis de commande ou les chauffeurs de taxis, ils ont plus de 90% de chances de disparaître. En d’autres termes, les métiers qui sont susceptibles de disparaître sont des professions automatisables.

Concernant les métiers de demain, certains sont déjà une réalité. C’est le cas notamment du roboticien, du data scientist, du pilote de drone civil, de l’imprimeur 3D, ou encore du BIM manager.

Les Hommes vont-ils manquer de travail ? Comment devront-ils réagir face à la robotisation ?

Le rôle de l’apprentissage

Face à l’inquiétude qui pèse sur les Hommes de perdre leur emploi, Heather McGowan, stratège de l’avenir du travail, conférencière, auteure et conseillère les tranquillise en assurant que la machine ne remplacera pas l’Homme. Pour elle, « la technologie est un outil et l’outil a besoin d’humain. Donc, peu importe ce que la technologie peut faire, nous aurons toujours besoin de l’Homme ».

L’agence IGOSEO spécialiste du référencement naturel et de l’expérience utilisateur, propose des formations dans ces domaines afin d’accompagner les entreprises dans leur transformation digitale.

Pour l’auteur, après la troisième révolution industrielle qui a commencé dans les années 1960 avec la naissance de l’informatique, nous rentrons dans l’ère de la quatrième révolution qui touche toutes les disciplines, économie, industrie et gouvernement. Dans cette ère, on parle des secteurs de l’intelligence artificielle, de l’impression 3D,de la réalité virtuelle, de la blockchain ou encore de la cobotique (l’interaction entre un opérateur humain et un système robotique). McGowan parle de l’expertise deeptech.

Le défi des prochaines années est la transition vers un monde du travail numérique avancé.

Selon Heather McGowan, la première clé pour réussir la transition est par l’éducation. Pour elle, l’éducation est synonyme d’apprentissage (on parle de savoir-apprendre et savoir-chercher). Elle explique que dans le passé, « on apprenait pour travailler. On construisait notre identité grâce au diplôme obtenu, à la position dans l’entreprise. La première question qu’on nous posait est ‘Que faites-vous dans la vie ?’ pour savoir quel genre de personne on est. Alors que maintenant, nous devons travailler pour continuer à apprendre ».

Notons que des sessions de formations sont prévues pour développer les compétences digitales. Par exemple, dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences, « le gouvernement a annoncé que 10 000 formations aux métiers du numérique sont proposées aux populations éloignées de l’emploi : décrocheurs scolaires, demandeurs d’emploi, seniors en voie de reconversion… ». Ces formations ont pour objectif de rapprocher les personnes de niveau bac ou inférieur vers les métiers du développement web, de la maintenance, de l’exploitation et de la sécurité.

De même, une école a été créée par Xavier Niel et Nicolas Sadirac pour former gratuitement 1 000 développeurs informatiques par an.

D’autre part, avec la nouvelle ère, on assiste à la digitalisation des sociétés. Or, pour l’auteure, ce n’est pas la technologie qui pose problème à l’individu : « Il ne s’agit pas de technologie, mais de la capacité rapide d’apprentissage ». Ainsi, l’individu doit adopter un état d’esprit qui soit agile et capable de s’adapter aux évolutions.

En conclusion, la digitalisation est un élément majeur qui a existé depuis plusieurs décennies dans les entreprises. Or, les nouvelles technologies numériques et les médias ainsi que l’évolution de la demande des consommateurs impactent dans la façon dont les entreprises opèrent. Cette transformation digitale mène les entreprises et les employés à suivre des programmes éducatifs qui vont les aider à bien se former et à s’adapter aux changements. Enfin, un petit conseil donné par Heather McGown aux parents : « Ne demandez plus à vos enfants ce qu’ils veulent devenir quand ils grandiront mais demandez-leur plutôt par quelle manière y arriveront ».

Heather McGowan est intervenue lors du salon Unleash en octobre à Paris.
Retrouvez les grandes tendances du salon, le résumé des conférences et la présentation des startups présentes dans notre récap de UNLEASH 2019.

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