L’édition 2019 de l’Etude de l’Observatoire Skema de la féminisation des entreprises dirigée par le Professeur Michel Ferrary est sortie. Elle dresse un état des lieux de la féminisation des grandes entreprises en se basant sur les 60 plus grandes françaises (CAC 40 + CAC Next 20). Quotas, plafond de verre, inégalités… Voici un récapitulatif de l’étude.

Féminisation des conseils d’administration : La bonne nouvelle c’est qu’au 1er janvier 2018 la quasi-totalité des entreprises du CAC40 domiciliées en France avaient atteint le quota de 40% de femmes dans leur CA. Oui mais… vous avez dit “domiciliées en France” ?

Certaines entreprises juridiquement domiciliées à l’étranger peuvent ainsi se permettre de ne pas respecter ces fameux quotas. Sont notamment pointés du doigt comme “évadés sociaux” LafargeHolcim (8,33% de femmes au CA), Airbus (16,67%), TechnipFMC (21.43%), Gemalto (27,27%), ArcelorMittal (33,33%) et STMicroelectronics (33,33%). Soit 15% du CAC40.

Le plafond de verre toujours bien présent. La proportion de femmes dans les populations de cadre est de 32,33%. Cette population servant de vivier pour les Comex, on s’attendrait à trouver, dans un monde parfait, une proportion similaire de femmes en Comex. Malheureusement le chiffre chute à 13,69%… Bientôt des quotas en Comex ?

LVMH est à son tour pointé du doigt par l’étude comme étant l’entreprise ayant le plus gros plafond de verre : une seule femme au Comex (sur 10) et ce, malgré un taux de féminisation des cadres de plus de 65% !

Les entreprises féminisées plus performantes. L’étude compare les performances boursières du CAC40 et du Femina Index (composé des 15 entreprises du CAC40 ayant un taux de féminisation de leur encadrement supérieur à 40%). Une idée du résultat ? GIRL POWER.

La féminisation des entreprises, une source de performance boursière ?

Vous pouvez retrouver toute l’étude détaillée directement sur le site de l’observatoire.

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