L’égalité hommes femmes dans le travail est un sujet de controverse qui ne cesse d’être débattu dans notre monde d’aujourd’hui. A cet effet et à l’occasion de la journée internationale des femmes (8 mars), nous vous partageons un court métrage réalisé par Pixar sur le sujet.

La société de production a dévoilé le 4 février, un film de huit minutes expliquant les difficultés que rencontrent une pelote de laine appelée “Purl” lors de son premier jour à B.R.O Capital, une entreprise 100% masculine. L’intruse se faisant embaucher par une entreprise moderne, composée d’hommes habillés en costumes, ressent dès son arrivée au travail, le sentiment d’être ignorée et d’être regardée de haut. L’histoire met en exergue un contraste entre deux mondes : une pelote heureuse, motivée et colorée face à des employés en uniforme gris qui enchaînent sur des attitudes sexistes (blagues déplacées, moqueries, exclusion, sous-estimation de ses compétences…). Par exemple, lors de sa première réunion, on lui reproche sa douceur et son manque d’agressivité, remettant en cause ses capacités de décision. Un argument souvent entendu par les femmes qui souhaitent obtenir des postes à responsabilité. Ainsi, ce court-métrage réalisé dans le cadre du programme SparkShorts (programme conçu pour découvrir de nouveaux conteurs, explorer de nouvelles techniques de narration et expérimenter de nouveaux flux de production) a illustré l’embarras et la souffrance qu’éprouvent les femmes dans un monde d’homme. 

Le combat pour s’intégrer

Ce court-métrage pose une question d’actualité : jusqu’où aller pour se faire accepter et à quel prix ? 

Les violences sexistes et la discrimination dont Purl a été victime dans la start-up entièrement masculine, l’ont poussé à se tricoter un smoking et à adopter les codes de la virilité. C’est donc en leur ressemblant que Purl a pu s’intégrer ! C’est d’ailleurs grâce à son premier emploi que la réalisatrice du court-métrage Kristen Lester s’est inspirée pour faire ce film en décrivant dans son interview avec Disney-Pixar intitulé «Meet the Filmmakers Behind Purl | Pixar SparkShorts » que:

« Purl est fondée sur mon expérience dans l’animation : lors de mon premier emploi, j’étais la première femme dans la pièce et afin de pouvoir m’intégrer et faire ce que j’aimais, je suis devenue en quelque sorte comme ces hommes avec qui je travaillais. Je suis arrivée ensuite chez Pixar et là, j’ai commencé à travailler en équipe avec des femmes. Ça m’a aidée à réaliser à quel point j’avais « enterré » et laissé derrière moi mon aspect féminin ».

On peut d’ailleurs noter que la productrice Gillian Libbert-Duncan a été victime du même sort. 

Le combat de la femme contre l’agressivité et le rejet des hommes, s’arrête lorsqu’elle commence à ressembler à leur univers ; c’est tout de même ce qui est mis en lumière : l’utilisation du tricotage qui montre la capacité de s’intégrer dans un monde qui n’est pas le sien. Cette histoire basée sur le vécu de la réalisatrice prouve que la deuxième employée aurait subi le même sort que Purl si cette dernière n’était pas intervenue pour l’aider à s’intégrer.

Le combat continue…

Enfin, ce cartoon se termine sur une note positive en démontrant clairement l’évolution de la place de la femme dans l’entreprise qui va en parallèle avec la parité homme-femme dans le monde du travail. 

En somme, cette campagne vise à appeler les femmes à s’accepter soi-même et non à devenir comme tout le monde.  En outre, elle a pour objectif de les appeler à s’entraider dans un monde d’homme qui ne leur accorde pas beaucoup d’importance. Et de conclure avec une citation de Mère Teresa : “Seule, je ne peux pas changer le monde, mais je peux jeter une pierre dans l’eau et créer de nombreuses ondulations”.

5.0
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